Ces guinéens qui sont à la quête continue des grâces (Jacques Leno)

Un groupe de guinéens impertinents qui errent à travers les QG pour s’offrir des grâces. Ils sont comme des espèces aux élans blasés, toujours en quête d’une position sociale certaine. Même s’ils ne la méritent pas. Il faut les voir, sous les couleurs du drapeau guinéen, entrain de parler en notre nom comme s’ils avaient été désignés. Jamais ce qu’ils sont ne les préoccupe. Pourtant, le premier problème auquel ils devraient s’attaquer, est celui de leur inconstance permanente qui frise la bassesse. Ces petits politiques-osons les appeler ainsi-puisque l’administration du territoire a bien voulu les reconnaître, n’ont que pour intention d’empêcher les autres de faire ce qu’ils veulent faire au nom de la démocratie. Mais la démocratie est si rigoureuse que la réduire à la liberté de s’organiser ou de prendre la parole ne suffit plus.
Il est bien vrai que la finalité véritable de la démocratie, est la liberté de l’homme. Beaucoup de promoteurs de ce système de gouvernance le soutiennent, mais pas sans mettre un accent particulier sur la responsabilité. Puisqu’il y en a qui se croient tout permis, alors la démocratie devient un moyen de pervertir les mœurs ou de faire perdre du temps. Les confusionnistes peuvent être comparés à ces mendiants qui sourient à tout le monde, tant que tout le monde se montre gentil. Et qui se fâchent contre tout le monde, lorsque chacun décide de limiter ses gestes. Ils mentent et se donnent de l’importance. Nous continuons malheureusement à les entendre sur des sujets importants de notre pays, avec assez de peine.
Ils font aussi partie du système qu’il faut abattre pour libérer la Guinée. Il s’agit du groupe parmi le peuple que nous sommes, qui subordonne ce qu’il appelle ses convictions à son bien être d’abord. En politique, ses membres sont comme des singes qui cherchent des refuges sûrs dans les arbres. Ce n’est pas la Guinée qui les intéresse. Ce n’est pas le progrès de ce pays qui les intéresse. C’est l’argent. Ils sont jeunes adultes, méchants pour leurs familles dont ils ternissent l’image. Ils ne s’engagent jamais. Et lorsque les divergences sont clairement exprimées autour d’une question d’envergure nationale, ils trouvent le moyen de sortir des idées assez tordues, du genre à contredire tout le monde. Ce serait sensé s’ils parvenaient à faire une proposition concrète sur la base d’un discours responsable. Mais ils sont dans la critique subjective, faite de préjugés et de haine.
C’est pour eux que les guinéens responsables, doivent s’employer à identifier le système qui tue. Ce système fait de politiques avides qui doivent leur émergence aux crimes économiques et humains. Ce système fait de faux intellectuels qui promeuvent la division, lorsqu’ils se cachent derrière des communautés pour s’adresser à un lectorat, lui-même incapable de saisir la vérité. L’esprit humain, dit le journaliste Walter Lipmann, est encombré de préjugés et de stéréotypes. L’esprit humain est inattentif.
Parce que toutes les questions nationales, concernent le peuple. C’est au peuple de décider. Mais pour que le peuple décide, il doit être bien informé. Notre véritable problème réside dans le manque d’informations. Des positions partisanes sont prises pour des vérités.

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