La santé au cœur des préoccupations des États ( par Jacques Lewa Leno)

C’est tout le monde qui est concerné. Chaque dirigeant. Chaque gouvernement prend la crise au sérieux. Les mesures sont annoncées, pour lutter contre la pandémie et pour se préparer à faire face aux conséquences. Parce que cette maladie au-delà des morts, sera lourde de conséquence pour l’ensemble des pays. On pourrait ne pas tout maîtriser sur la durée. Les budgets, les plans et perspectives économiques pour protéger les commerces, les entreprises et les emplois. Pour les économies stables, rien n’est impossible. Les choix peuvent bien être suivis d’effets.
Le risque c’est de voir la maladie s’installer en Afrique. Si les pouvoirs publics pouvaient bien comprendre l’enjeu et prendre des mesures idoines. Il ne s’agit pas tout simplement de mesures d’hygiène, mais des stratégies, capables de préparer nos pays à résister au drame sur tous les plans. La crise chez nous ne sera probablement pas sanitaire. Du moins telle qu’elle se présente aujourd’hui en Europe et en Asie. Elle est à craindre sur le plan économique. Les investisseurs. Disons, ceux qui apportent de l’argent à nos gouvernants ne pourront pas continuer avec leur gentillesse, au point de s’oublier eux-mêmes. Alors, la nécessité de se pencher sur les moyens de résilience s’impose. Ce n’est pas à la fin de la pandémie qu’il faut y songer.
Quand Ebola est passé par là, c’était à la fois une surprise et la somme de nos négligences. Et en 2015, nous avons fait le bilan. La croissance économique s’était retrouvée à son niveau le plus bas. Il a fallu appeler à l’aide comme toujours. Aujourd’hui, la réflexion porte sur l’argent à rassembler pour la prévention. Et éventuellement pour l’éradication du Covid 19. Notre force réside dans notre courage à tendre la main. C’est bien un courage, lorsqu’on s’engage à demeurer éternel assisté. On ne change pas l’image du pays, à travers les infrastructures tout simplement (même si nous n’en avons pas non plus à la hauteur de nos capacités et à la satisfaction de nos besoins), mais par le respect que les gouvernants peuvent imposer aux yeux du monde.
Le plan national de développement économique et social. On nous l’a vanté à travers les médias. On est allé dans les universités dire aux étudiants que leurs souffrances étaient terminées. La même promesse a été faite aux femmes dans les différents marchés. Elles ont cru et danser sous leur cadence habituelle. Jamais elles n’ont eu la chance de prendre conscience de la gravité des mensonges distillés par ceux qui magnifient les actions moins visibles de l’Etat. Et lorsqu’ils doivent se défendre de n’avoir pas donné le minimum à la population, ils parlent d’Ebola.
Alors il faut que nous soyons d’accord à présent : le COVID 19 ne doit être une excuse pour justifier un nouvel échec. Ce que le PPTE et le fond européen de développement n’ont pas permis, ce ne sont pas les petits espoirs qui reposent sur l’aumône qu’on attendrait des autres, qui va nous sortir de la précarité. C’est maintenant qu’il faut empêcher la cause du mal.

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