Ratoma: descente musclée des forces de l’ordre dans une concession à Cosa

Scène de panique à Cosa de dimanche à lundi. Des agents de sécurité se sont introduits dans ce quartier pour arrêter quatre personnes dont trois issues d’unemême famille. Elles ont été par la suite conduites à la brigade de recherche de Kipé où elles ont passé la nuit avant d’être libérées. Les victimes n’ont pas souhaité s’exprimer par peur de représailles.

Ces arrestations sont-elles accidentelles ou préméditées. En tout cas, Dame Aïssatou Bobo, ses deux enfants et son locataire ont passé la nuit de dimanche à la brigade de gendarmerie de Kipé pendant que son mari est en déplacement. Selon cette mère de famille, elle était  assise à sa véranda quand des agents se sont introduits dans la cour et procédé à son arrestation. Deux petites questions seulement ont précédé cet acte :

D’abord, où se trouve son époux avant de lui brandir une photo pour lui demander qui est-ce ? N’ayant pas trouvé la réponse à la seconde question, elle s’est retrouvée dans les mains des agents. Ses deux enfants et son locataire  qui  ont tenté de savoir le motif de son interpellation,  se sont aussi  vus embarqués pour la brigade de  recherche  de la  gendarmerie de Kipé où ils ont passé la nuit. C’est le lendemain   que les interpellés ont recouvré leur liberté suite dit-on à l’intervention d’une personne anonyme.

Dans la matinée de ce lundi, le domicile de la victime ne désemplissait pas. Venus pour la plupart pou compatir suite à ce malheureux incident, voisins, amis et connaissances ne manquaient de mots pour dénoncer   cet acte des forces de l’ordre.

Selon des témoins, des coups de feu ont retenti aux alentours du domicile de la victime. Une situation qui a créé une scène de panique dans le quartier. En guise de résistance, des jeunes ont érigé de barricades et jeté    des pierres. Une source nous a confié que les gendarmes qui ont procédé à cette opération se seraient trompés de cible. C’est plutôt la famille de Mariam sow connu sous le nom de « bounguiss » sur Facebook  qui était visée. Cela à cause d’une escalade verbale entre elle,  basée en Belgique et un jeune du nom de Ousmane gnelloy. Toutes nos tentatives pour entrer en contact avec le mis  en cause dans cette affaire sont restées vaines.

Saidou Lébéré Baldé